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Le club publie chaque début d'année une brochure de 24 pages couleurs retraçant les faits marquants de la saison précédente. En 2012, un article de cinq pages y raconte l'histoire du club, ou en tous cas la petite histoire de ses 25 premières années. 

Car bien entendu on compte sur vous pour animer le prochain quart de siècle et permettre au club de fêter fièrement son cinquantenaire en 2037 ! En attendant, c'est cet article qui est repris en intégralité ici : flash-back...

Les seventies

Au milieu des années 70, la Porsche 911 a déjà plus de dix ans, et devient progressivement accessible aux amateurs de voitures d’exception, pas suffisamment argentés pour s’en acheter une neuve, mais prêts à consacrer leurs heures de temps libre à retaper un modèle fatigué. C’est le cas d’Yvon Bléville, à Tourcoing, qui comme beaucoup d’autres cherche à s’offrir une des deux voitures qui font rêver les amateurs de compétitions automobiles : l’Alpine A110 Berlinette ou la Porsche 911. Le hasard des petites annonces fait que c’est une 911 au moteur cassé qui rejoint son garage. De longues heures de mécanique sont nécessaires pour la remettre en état et savourer enfin le plaisir de l’utiliser, au gré des sorties de voitures anciennes organisées dans la région.

La bande de copains

La bande de copain

Alors simple amateur travaillant seul dans son garage exigu, sans connaissances particulières du monde de la Porsche, ces sorties sont pour Yvon l’occasion de rencontrer d’autres porschistes, comparer les modèles, partager les bons tuyaux, trouver des pièces, s’entraider pour les travaux nécessitant du renfort : autour de lui, un petit groupe commence à se créer, à se souder... Il faut rappeler qu’aucun magazine spécialisé n’existe encore - Flat-Six ne sera créé qu’en 1990 - et qu’il faudra encore attendre quinze ans la création de forums internet permettant d’échanger des informations facilement. Ainsi se lient d’amitié un petit noyau de passionnés de la région lilloise, qui au fil des années restent fidèles à la 911, sans autre ambition que de prendre plaisir à son volant, peaufinant leur voitures, ou en changeant régulièrement au gré des opportunités... Une bonne décennie s’écoule ainsi.

1987

Nous sommes en juin 1987, il fait beau, quelqu’un dans le groupe a improvisé une sortie dominicale dans le Boulonnais. Au programme, petites routes pour rejoindre la Côte d’Opale et déjeuner au restaurant “La Sirène”, au Cap Gris-Nez. Ils sont huit ce jour-là autour de la table quand on lance l’idée : et si nous créions un club, pour regrouper d’autres amateurs de 911 ? Il existe déjà bien sûr le Club Porsche de France, créé en 1961 par Auguste Veuillet, l’importateur de la marque, qui a une vocation un peu plus élitiste que ce qu’imaginent nos compères. Il y a aussi le Club 356, créé par des amateurs de flat-four en 1975, mais il ne concerne évidemment pas la 911. Et puis... c’est tout ! Alors pourquoi pas un Club 911 ? Une structure qui permettrait d’accueillir un maximum de passionnés, au sein d’une organisation garantissant efficacité tout en dégageant la chaleur de coeur bien connue des gens du Nord... C’était le début d’une grande aventure !

Débuts chaotiques

L’équipe s’organise autour d’un président, Gilles Allaert, une réunion mensuelle se tient dans les locaux mis à disposition par Pierre Van Raes, au 56 rue de Gand à Tourcoing, on essaye de participer à des expositions régionales pour se faire connaître. Mais tout est à inventer, et force est de reconnaître que les débuts sont un peu chaotiques... Ce n’est pas si facile de passer d’une simple bande de copains sans engagement à une vraie association structurée sur laquelle les nouveaux membres peuvent compter. Avant la fin de la première année, le président quitte le club, il est remplacé par Jean-Louis Maitte. On participe à des sorties organisées par d’autres clubs, on lance un courrier mensuel, tapé à la machine, ancêtre du courrier actuel, on essaie de placer des petits articles dans la presse locale. Las, le club fête tout juste ses deux ans quand des soucis personnels obligent le second président à rendre la main, lui aussi. Ce pourrait être la fin de l'aventure, mais les regards se tournent alors vers Yvon, secrétaire du club : « Yvon, il faut y aller ! ».

Un homme et une femme

A vrai dire Yvon hésite devant l’ampleur de la tâche : le club a déjà usé deux présidents en deux ans ! Il n’est pas sûr d’être à la hauteur, ou d’avoir assez de temps à consacrer, d’autant plus que le club est mal en point et se résume à une lettre d’information de... huit lignes. Mais le vieil adage est bien connu : "Derrière chaque grand homme se cache une femme". En l’occurence ici c’est Christine Soyez, fort motivée, qui parvient à le convaincre : « tu peux y aller Yvon, tu ne seras pas seul car tu peux compter sur moi : à deux on peut faire du bon boulot... ». Banco ! Yvon devient le troisième président et se lance avec l’appui de Christine, qui prend le poste de trésorière. Et c’est à deux qu’ils vont remettre le club sur les rails, lui donner son vrai départ. Toutes les décisions sont prises en commun : Yvon est un peu le visionnaire, qui veut toujours aller de l’avant, pousser plus loin, lancer de nouvelles idées, Christine est une battante, une organisatrice, qui veut réussir tout ce qu’ils entreprennent, soucieuse aussi de la bonne gestion financière du club. Souvent, lorsqu’Yvon veut aller trop vite ou quand Christine freine des quatre fers, ils s’engueulent ! Pourtant ils avancent toujours, inlassablement...

Premiers circuits

Aux réunions mensuelles va succéder progressivement un vrai calendrier annuel de sorties. Avec un challenge à relever : organiser une première sortie circuit... Laissons Yvon raconter : « J’avais vu une association d’anciennes organiser une journée à Croix-en-Ternois : pourquoi pas nous ? Toute notre maigre trésorerie est passée dans la location du circuit, et la nuit précédant la sortie je n’ai pas fermé l’oeil : il pleuvait à verse, personne ne viendrait et nous allions nous retrouver sur la paille... De fait le dimanche matin la pluie n’a pas cessé, néanmoins les voitures sont arrivées, une à une, preuve que nous répondions à un vrai besoin. En faisant les comptes à la fin de journée, surprise, nous étions bénéficiaires ! Quelle joie ! D’autant plus que j’avais trouvé que ce n’était pas si difficile à organiser... Bref, ce jour-là j’ai compris que tout était permis, il suffisait d’entreprendre ! »

Les années de croissance

Le club compte rapidement une trentaine de membres qui se retrouvent autour d’un calendrier équilibré entre sorties touristiques et sorties circuit, une des marques de fabrique du club. Francis Merveille, Bruno Hadoux, Pascal Héquette, entre autres, viennent épauler nos duettistes Yvon et Christine. On participe aussi à des sorties organisées par des clubs belges, et les premiers membres belges commencent à s’inscrire. C’est une tendance de fond, au fil du temps il y aura toujours entre 10 et 15% de belges inscrits au club, lesquels comptent plusieurs représentants au sein de son bureau. L’un d’entre eux, Luc Opsomer, sera d’ailleurs un infatigable vice-président pendant une dizaine d’années. Déjà à cette époque, on débute et on clôture la saison par une sortie circuit à Croix-en-Ternois. Le circuit d’Abbeville tel que nous le connaissons aujourd’hui n’existe pas, et le club prend l’habitude de se rendre à Dreux, sur le circuit de Bois-Guyon. Le coût est encore raisonnable, le propriétaire devient un ami, on arrive dès le samedi et on organise un barbecue sur place, en toute simplicité. D’autres circuits sont testés, comme Folembray ou Pouilly-en-Auxois, mais avec moins de succès. Deux inventions majeures, reprises bien plus tard par de nombreux clubs : la découpe de la journée en séries Bleu et Rouge, pour permettre à chacun de rouler à sa main, en fonction de son niveau, et la création des séries coupes, pour que les plus compétitifs puisse se frotter au chronomètre. Depuis, des séries Orange, Découverte, Dame se sont ajoutées, et le Trophée Yvon Bléville a été créé, mais le principe est resté le même : rigueur dans l’organisation, une place pour chacun en fonction de ses attentes, le tout dans la décontraction.

Communication

Les articles dans La Voix du Nord et le bouche-à-oreille ne suffisent plus et la communication progresse avec la création fin 92 de la première plaquette annuelle, en Noir & Blanc : Bruno Hadoux s’occupe de la conception graphique, des photocopies. Plus tard on se débrouille pour la faire imprimer en couleur : à l’époque c’est une première, aucun club ne met autant l’accent sur la communication. Et cela devient une tradition, Bruno produisant tout au long de l’année des bulletins d’invitation soigneusement mis en page, illustrés, toujours avec beaucoup d’humour. Mais la vraie innovation, c'est la création en 98 d’un site internet, à une époque où cette technologie fait encore ses premiers pas ! Les membres du bureau sont d’abord réticents (« ouh là là, c’est compliqué à faire, qui va le mettre à jour, combien ça va coûter... ») mais Bruno les convainc en promettant de s’occuper de tout... Pendant très longtemps, le club sera un des deux seuls clubs à être présent sur internet, un avantage décisif pour se faire connaître. Les résultats ne se font pas attendre et en quelques années le nombre d’adhérents va doubler, puis tripler...

L'Age d'Or à Monthléry

Le point d’orgue de la saison, c’est la participation au Grand Prix de l’Age d’Or à Monthléry, une manifestation alors incontournable dans le paysage de la voiture ancienne en France : descente en convoi jusqu’au circuit, installation des voitures, des tentes et de l’incontournable barbecue sur les pelouses au centre du mythique anneau de vitesse, au milieu des centaines de passionnés représentant les clubs de toutes marques, et c’était parti pour un week-end de folie. Christine se souvient : « Quelle organisation ! La veille Pascal m’accompagnait chez Métro et nous remplissions je ne sais combien de caddies, car nous nous chargions de toute l’intendance : l’apéritif, la nourriture, les petits déjeuners, les boissons, la pompe à bière, les glaçons... Pour les deux jours du week-end, et nous avons été jusqu’à 70 ou 80 personnes ! Nous descendions avec le camion de Pascal, plein à ras bord... Mais quelle ambiance une fois sur place ! ».

Touristiques

Le calendrier touristique s’étoffe avec des sorties récurrentes, comme La Beauvaisienne, organisée chaque année pendant presque une décennie par Serge Ossent : visite du patrimoine culturel et industriel caractéristique d’une région, gastronomie, parcours sur de petites routes mettant en valeur le plaisir de conduire une Porsche, c’est resté la recette éprouvée d’une journée touristique réussie. Ainsi s’équilibre un calendrier de plus en plus fourni, qui permet d’attirer chaque année plus de monde. Lorsque l’on atteint pour la première fois la barre des 100 adhérents, en 1996, quelques voix se font entendre : « Yvon, il ne faut pas aller au-delà de 100, sinon nous ne serons plus une bande de copains ! ». Mais la réponse fuse : « Il faut continuer à grossir si l’on veut continuer à se payer des circuits plusieurs fois par an car les prix de location ne cessent d’augmenter. Et en même temps il faut préserver notre ambiance conviviale pour rester une bande de copains, ce n’est pas incompatible ! ». La suite démontrera la justesse de ce raisonnement : aujourd’hui les effectifs se sont stabilisés aux alentours de 150 membres, après une pointe à 211 en 2003 (non monsieur le gendarme, ce ne sont pas des km/h !), sans que la simplicité et la convivialité ne disparaissent.

La longue descente... au Paradis !

A la fin des années 90 les journées touristiques ne suffisent plus à Yvon, qui voit plus grand : « Pascal, toi qui connaît la Côte d’Azur, tu ne voudrais pas nous emmener jusqu’au Paradis Porsche de Saint-Tropez : je sens qu’il y a un coup à faire... ». De Lille à Saint-Tropez, en prenant le chemin des écoliers, c’est 1200 km de route ! Il faut partir le jeudi matin dès 5h30... Mais ça ne fait pas peur à Pascal et Christine Héquette qui en octobre 1999 emmènent une petite vingtaine de voitures sur la Route Napoléon. Le trajet est un peu épique : pas de GPS, pas de téléphones portables, on perd facilement du monde en route ! Mais c’est une réussite, et les quelques erreurs de jeunesse de cette première édition inciteront Pascal et Christine à consolider leur organisation. « C’est dès le retour de Saint-Tropez que nous commençons à préparer l’année suivante » nous explique Pascal. « Nous prenons les avis de chacun pour avoir des idées de régions à traverser : les Gorges du Verdon, le Mont Ventoux, les Gorges de l’Ardèche, le Vercors... Je trace une première ébauche de parcours tout en cherchant les hôtels : pas toujours facile de trouver un hôtel d’au moins 25 chambres qui ait du charme, des prix abordables (mais un confort pas trop désuet), un parking adapté. Nous reconnaissons une première fois le parcours, en hiver, sur toute sa longueur, en prenant des notes pour le road-book, en cherchant des restaurants pour le midi, en vérifiant que l’hôtel choisi conviendra. Certaines années, une seconde reconnaissance est nécessaire au printemps, avant la rédaction finale du road-book. C’est Bruno qui pendant longtemps réalisait sa mise en page, un document de 14 pages couleur, relié, mon fils Alexandre a maintenant repris le flambeau. Envoi de l’invitation dans le courrier du club, réservation définitive des hôtels et restaurants, relecture et correction du road-book... Mi-septembre nous sommes prêts, un mois avant l’échéance, il n’y aura plus qu’à gérer les aléas du parcours : route fermée pour cause de travaux, d’incendie, d’arbre en travers de la route, neige au sommet du Mont Ventoux, détour décidé à la dernière minute par le président, au risque de prendre une heure dans la vue, bref la routine... ». Cette sortie exceptionnelle vaudra au club plusieurs articles élogieux dans le magazine Flat-Six, ce qui assoira sa réputation de grand club parmi tous les clubs français.

Le Club fait des émules

Car entre-temps le Club 911 a fait des émules : 911 Méditerranée en 92, 911 Bretagne et 911 Aquitaine en 93, 911 Ile-de-France en 95, les Club 911 ont proliféré ! Au point qu’il a fallu changer le logo et le nom pour cristalliser l’identité du club : le Club 911 devient Club 911 Tourcoing, et Bruno ajoute à la petite 911 rouge initiale une fleur de lys bleue. Pourquoi Tourcoing ? C’est là que se trouve l’adresse postale du club, chez Christine Soyez... De nombreux autres clubs ont suivi, certains rejoignant le giron du Club Porsche France en tant que section régionale, préfigurant ainsi la Fédération que nous connaissons aujourd’hui. La région lilloise comptera même deux autres clubs, créés par d’anciens membres du Tourcoing épris de liberté, un SC Club très éphémère et le Nord-Picardie qui existe toujours.

Embrouille chez les Porschistes

Au début des années 2000, la marque Porsche souhaite mettre un peu d’ordre dans le but tout à fait légitime de protéger les droits liés à son image. Il s’agissait de permettre l’usage de son nom et de son célèbre blason par les clubs qui le souhaitaient, sous réserve de signer un accord de licence, de se conformer à une charte graphique, de se fédérer autour d’une instance nationale... Mauvaise interprétation des nouvelles règles, excès de zèle, ou autres raisons peu honorables conduisent à un imbroglio ubuesque : le Club 911 Tourcoing, précurseur en France, qui n’utilise ni le nom Porsche ni son blason, reçoit des lettres d’avocats l’enjoignant de changer de nom ! Francis Merveille est convaincu que le club est dans son bon droit et peut continuer à se concentrer sur ce qu’il sait faire, organiser des sorties pour les passionnés de la marque, dans la joie et la bonne humeur. Pour calmer les esprits, le temps que passe l’orage, on change néanmoins temporairement de nom, évitant ainsi une bataille juridique dont l’issue favorable était certaine, mais qui aurait détourné les forces vives. C’est ainsi qu’apparaîtront brièvement un Flat-Club du Nord, puis le facétieux Club 9 sans 11 Tourcoing, pied de nez aux empêcheurs de tourner en rond... Personne ne s’y est trompé, il s’agissait toujours de notre bon vieux Club 911 Tourcoing qui sortira finalement avec les honneurs de cette épreuve. Cet épisode renforcera la solidarité des clubs indépendants, qui organiseront pendant quelque temps une sortie interclubs annuelle. Tourcoing l’organise en 2004 : “Week-end en Flandres”. Le club a mis les petits plats dans les grands ! Hébergements de tous les participants à l’hôtel Mercure de Lesquin, programme touristique sur 3 jours à cheval entre la Belgique et la France, repas de gala au Domaine de la Chanterelle le dimanche... L’organisation demande une grosse implication pour de nombreux membres du club, mais le jeu en valait la chandelle car l’effort est couronné de succès !

Les années de consolidation

Au milieu des années 2000, le club ne cesse de se consolider. La descente au Paradis Porsche de Saint-Tropez est devenu un incontournable de la saison, on s’essaie régulièrement à des sorties sur plusieurs jours, à Lohéac, autour des châteaux de la Loire, en Belgique, de “gros” circuits sont ajoutés au programme, en s’associant au Club Europa (Dijon, Magny-Cours) ou en participant au Porsche Days de Spa Francorchamps, le club découvre la magie du Mans Classic et décide d’y planter la tente (et bien sûr son incontournable barbecue) tous les deux ans, nos amis belges continuent de s’impliquer, Luc Opsomer en tant que Vice-Président, Guy Renard dans le bon déroulement des journées circuits ou dans l’organisation d’un toujours homérique Rallye de Soirée, puis Daniel Couwenbergh qui peaufine ses visites guidées de la Belgique. Bref, tout va bien, le club approche de ses vingt ans, mais c’est le moment que choisit Yvon pour passer la main... Fin 2006, il écrit : « Aujourd’hui, je ne vous cache pas que je souhaite céder les rênes, car à maintenant 63 ans, j’aimerais consacrer un peu plus de temps à mes loisirs, et profiter de la vie et de ma passion. Je vous avoue aussi me sentir quelque peu dépassé en ces temps de nouvelles technologies de communication, comme internet, qui deviennent prépondérantes au niveau des nouvelles inscriptions, par exemple. Bref, il est temps que je passe le relais et qu’un sang neuf vienne irriguer les artères du club ».

Changements dans la continuité

Quelques membres du bureau, dans la confidence, désignent sans se concerter le même homme pour lui succéder : Hervé Dujardin. Celui-ci demande à réfléchir, car c’est une grosse décision : le club organise 17 sorties par an, dont cinq sorties circuits, les réglementations s’alourdissent, c’est une mission qui requiert énormément de temps et d’énergie, à cumuler avec ses engagements professionnels et qui suppose la pleine adhésion de son conjoint. Bien heureusement, il accepte, et l'aventure peut continuer ! Pour mener à bien sa nouvelle mission, Hervé peut s’appuyer sur un bureau solide, dont les piliers restent sans conteste Christine Soyez, fidèle d’entre les fidèles et prête à le seconder efficacement comme elle a déjà secondé Yvon pendant tant d’années, et Pascal Héquette, qui continue à mettre son camion à disposition en toutes occasions (pour transporter les articles de la boutique ou... le fameux barbecue, symbole de la convivialité du club !), et qui pour fêter dignement les 20 ans du club ajoute une journée de route à sa balade tropézienne, permettant à trente voitures d’emprunter la Route des Grandes Alpes, à partir de Thonon-les-bains.... Luc Opsomer reste membre du bureau mais laisse sa place de Vice-Président à Emmanuel Toulisse tandis que François Aubossu, le pistard, lance le Trophée Yvon Bléville, pour ajouter un peu de compétition tout au long de la saison. Quelques nouvelles têtes apparaissent progressivement, pour moderniser le site web (Laurent Hamonic), reprendre en main la plaquette (Pierrick Martel), consolider autour de Daniel Couwenbergh l’équipe en charge des sorties touristiques (Marc Anne puis Jean-Charles Soufflet). Ce qui permet aussi à Bruno, après presque 20 ans à assumer seul la communication du club (site internet, plaquette, invitations, carte de voeux...) de souffler enfin un peu et de profiter encore plus de la 912 avec laquelle il roule depuis 1978.

Président d'Honneur

Et Yvon Bléville dans tout ça ? Il est nommé Président d’Honneur, reste très actif dans le club et présent sur les sorties, et peut se consacrer à son dernier projet : le montage d’un nouveau jouet, réplique d’une 2.8L RSR, très allégée, gros freins, gros moteur, promise initialement pour le mois de mars 2007... En réalité, elle se fera appeler Désirée car on ne la verra apparaître sur les circuits qu’en... mars 2011 !

Officially Approved Porsche Club

Un gros projet occupe toute cette équipe à la fin de la décennie : rejoindre la communauté des “Officially Approved Porsche Clubs”, ces clubs qui sont autorisés à utiliser le nom et le blason Porsche et sont ainsi reconnus par Porsche AG à Stuttgart. Cela permet aussi d’adhérer à la Fédération des Porsche Clubs de France, laquelle est mieux à même de défendre les intérêts des passionnés d’automobiles sportives dans le climat politique toujours plus autophobe qui caractérise notre époque. Seule contrainte, mais de taille, il faut changer de nom, et accessoirement de logo ! En effet, Porsche AG impose aux clubs reconnus officiellement, dans le monde entier, un nom commençant par Porsche Club et un logo formaté. Ironie de l’histoire : c’est presque par hasard que Tourcoing a été accolé au Club 911 originel (si Christine ou Yvon avaient habité quelques centaines de mètres plus au sud, le club se serait peut-être appelé 911 Roubaix !) mais il est maintenant difficile de faire son deuil du célèbre 911 Tourcoing, indissociable dans l’esprit de nombreux porschistes des valeurs de simplicité, chaleur et convivialité qui caractérisent le club. Aussi le bureau s’accorde sur Porsche Club Tourcoing, finalement proche de l’ancien nom. Et si le 911 disparaît, il est convenu de garder la petite 911 rouge quelque part dans le logo et dans les publications du club, en souvenir de toutes ces années... Un référendum permet de soumettre le projet à tous les membres, qui obtient un taux de participation de 75% et un oui massif à 92% : le nouveau nom prend effet au 1er janvier 2011, une cérémonie de signature a lieu le 4 février en marge du salon Rétromobile pour officialiser l’adhésion du club à la Fédération des Porsche Clubs de France.

Et nous voici déjà en 2012 : que d'aventures ! A la lecture de ce résumé, on peut affirmer que le club doit être fier de son histoire et souffler sereinement ses 25 bougies ! Nous lui souhaitons un prochain quart de siècle aussi passionnant que le précédent, avec toujours ce même équilibre entre « rigueur dans l'organisation » et « chaleur de coeur des gens du Nord » qui avait présidé à sa création. Et soyons certains qu'il laissera toujours une place à chacun, que l’on s’intéresse aux modernes ou aux anciennes, au flat-six ou au moteur avant, aux sorties touristiques ou aux sorties circuits... pourvu que l'on soit prêt à faire monter la passion !

 

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